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Plusieurs élus du Mouvement Démocrate sont revenus sur la journée des Ateliers d'été "L'Espoir à gauche", qui avaient lieu le samedi 22 août à Marseille.
La main tendue de Marielle de Sarnez, vice-présidente du Mouvement Démocrate et député européenne, aux formations de gauche n'a pas suscité lundi d'opposition de fond au sein du parti
centriste.
"Ce qui s'est engagé n'est pas anodin, c'est le début d'un processus", estime ainsi Jean-Luc Bennahmias, également vice-président du Mouvement Démocrate et député européen.
"L'alliance du MoDem avec la majorité présidentielle n'est pas possible", a-t-il encore expliqué. "On est en train de faire bouger les lignes. Il reste encore du travail mais nous avons le temps".
"Je pense que pour nos militants, comme pour nos cadres qui vont être des candidats aux régionales, c'est un sujet qui mérite d'être débattu et devrait l'être lors des prochaines universités d'été", a précisé de son côté Corinne Lepage, députée européenne et vice-président du MoDem.
"En aucune manière, ce n'est l'orientation politique du MoDem qui a été discutée samedi avec une tendance du parti socialiste", précise pour sa part Christophe Madrolle, secrétaire du Conseil national du Mouvement Démocrate, soulignant que les représentants élus du parti avaient une parfaite légitimité pour s'exprimer.
"Nous avons insisté sur les contours des discussions pour des rapprochements éventuels dans les mois et les années à venir. Nous avons tiré le constat que beaucoup de points nous rapprochent des présents à Marseille. Mais nous avons encore des discussions à mener et nous favoriserons toutes les ouvertures avec ceux qui souhaitent construire une alternative à l'Etat UMP", a-t-il encore ajouté.
"Le discours de Marielle de Sarnez est dans le prolongement de celui prononcé par François Bayrou à Cap-Estérel l'an dernier", note Christophe Madrolle, en assurant qu'il n'est pas non plus déconnecté de ce que pensent les sympathisants du Mouvement Démocrate.